L’Assemblée nationale examine en deuxième lecture les propositions de lois sur la fin de vie, quelques semaines après le rejet du texte sur l’aide à mourir au Sénat. L’adoption de ce même texte en commission spéciale « de l’autre côté » contraste avec l’échec du Sénat à se saisir de ce débat de société.
En effet, nous avons assisté au sabotage sénatorial du débat sur l’aide à mourir. Le travail des rapporteur·es LR (qui amoindrissait déjà énormément ce texte) a été saccagé par une frange radicalisée de la droite sénatoriale, mobilisée pour bloquer toute évolution du cadre législatif de la fin de vie, ainsi que l’annonçait M. Retailleau.
Malgré le rejet de l’article-clé sur les conditions d’accès à l’aide à mourir, l’examen du texte s’est poursuivi, sous les assauts croquignolesques de cette fronde. La proposition sur laquelle le Sénat s’est prononcé in fine est ainsi devenue un puzzle sans modèle, un texte sans queue ni tête, et à demi-mot un recul par rapport à la loi Claeys-Leonetti.
Pour toutes ces raisons, le groupe écologiste a voté contre cette version du texte, que le Sénat a rejeté. L’Assemblée se prononce donc en deuxième lecture sur la proposition qu’elle a adoptée en première lecture, et non sur ce texte fantôme. Je forme le vœu que, dans la suite de la navette parlementaire, mes collègues sénateur·rices se ressaisissent et cessent ces petits stratagèmes qui ridiculisent l’ensemble du Sénat et nous éloignent durablement des Français·es.

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