Lecornu I, II… censure I, II… et derrière le roi Ubu 

Les événements qui agitent la France depuis un mois donnent une image désastreuse de la politique. D’obscure, elle est devenue inexplicable et dangereuse. Depuis la décision du président de la République de ne pas reconnaître le résultat des élections de 2024, la situation s’aggrave tandis que, de jour en jour, on sent approcher la rupture entre les Français·es et la politique.

L’acmé de cette tragédie fut provoqué par Bruno Retailleau qui, en une seule nuit, a entraîné la chute de l’éphémère gouvernement Lecornu I et qui a initié une crise institutionnelle qui fait vaciller la Ve République.

Le même Bruno Retailleau fait encore plus fort : il achève la droite républicaine ! Dans le cadre d’une élection législative partielle dans le Tarn-et-Garonne, il appelle à ne pas donner “une voix pour la gauche”, incarnée par… la candidate du Parti socialiste ! Face à elle ? Un candidat d’extrême-droite soutenu par le Rassemblement national. Qui imagine un seul instant le général de Gaulle servir de marche-pied à la famille Le Pen ?

Jeudi, le gouvernement Lecornu II a échappé à une censure. Jusqu’au budget ? La droite dispersée l’attend au tournant, quant à la gauche, bafouée, jamais respectée, elle tâtonne certes, mais travaille. 

Parce que les budgets qui nous attendent ne sont pas à la hauteur, ni en termes de dépenses, ni en termes de recettes. 

Oui, les écologistes vont revenir avec la taxe Zucman, parce qu’elle seule à ce stade peut permettre un redressement budgétaire sans appauvrir encore les pauvres et détruire nos services publics. 

Oui, nous allons proposer d’abroger la loi Duplomb, parce qu’on ne s’assoit pas sur 2 millions de citoyen·nes mobilisé·es. 

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