Après une rentrée scolaire marquée par la disparition de Caroline Grandjean, qui doit collectivement nous alerter sur l’état de l’Education nationale et sa maltraitance envers ses agent·es, le Parlement ouvre ce jour la rentrée politique.
Précipitée par M. Bayrou, la séance du 8 septembre souligne l’absence de majorité dont dispose son gouvernement à l’Assemblée nationale. Du même coup, le vote de confiance convoqué par le Premier ministre entraînera sa chute et une nouvelle période d’instabilité, si le président de la République ne réagit pas rapidement.
L’expérience de ce gouvernement nous livre deux enseignements. D’abord, une majorité ne peut reposer que sur une confiance construite par le respect, ce dont n’a pas fait œuvre M. Bayrou. Ensuite, et faudra-t-il encore le rappeler aux tenants du « socle commun », aucune confiance ne peut être accordée à l’extrême-droite. Inutile donc d’attaquer l’aide médicale d’Etat pour tenter de sauver son destin politique, c’est à la fois déshonorant, inutile et inhumain.
Une fois de plus, M. Macron est confronté au résultat des urnes. Une fois de plus, nous l’appelons à nommer Premier·e ministre une personnalité du bloc politique arrivé en tête des élections législatives de 2024, la gauche et les écologistes. A charge à nous, ensuite, d’élargir notre majorité sur des projets de loi ou sur un programme.
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