Le 14 avril, les associations Médecins du Monde, Fédération Addictions et Aides ont attaqué l’Etat français en justice, pour inaction face à la (non-)création de haltes soins addictions (HSA), un outil essentiel de la politique de réduction des risques liés à l’usage de drogues. La loi a permis l’ouverture en 2016 de deux HSA (anciennement dénommées “salles de consommation à moindre risque”) à Paris et Strasbourg. Un nombre insuffisant pour répondre à la situation socio-sanitaire dans les métropoles, notamment à Paris.
Surtout, l’expérimentation des HSA, prévue par la loi, doit prendre fin en décembre 2025. L’avenir du dispositif est incertain, alors que toutes les évaluations appellent à sa pérennisation. J’ai interrogé le ministre chargé de la santé sur les intentions du Gouvernement concernant la suite de l’expérimentation.
Les HSA constituent l’un des piliers sanitaires majeurs de la politique des drogues, trop souvent pilotée sous un seul angle sécuritaire. Face à ce constat, j’organise le 12 mai au Palais du Luxembourg un colloque pour une nouvelle politique sanitaire des drogues (lien d’inscription).
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