51% des femmes déclarent que leurs symptômes sont minimisés. Alors que la santé publique a trop longtemps été pensée par et pour les hommes, j’ai décidé de faire de la santé des femmes une de mes priorités, en rapprochant le droit des femmes à la santé et la santé environnementale.
Ainsi, j’ai ouvert, aux côtés de scientifiques, d’associations engagées pour la santé environnementale et pour la santé des femmes, de citoyennes et de citoyens, un cycle de conférences sur le droit des femmes à la santé et à un environnement protecteur.
Le 10 mars dernier, avec Robert Barouki, biochimiste, et Camille Chaudron, médiactiviste derrière le compte @GirlGoGreen, nous avons discuté les impacts des pollutions sur la santé des femmes et les mobilisations qui, à travers le changement de mode de vie et l’engagement collectif, permettent de limiter ces impacts et de lutter contre les toxiques, guidé·es par le principe précaution.
Avec Claire Philippat, épidémiologiste environnementale, et Louise Tschanz, avocate mobilisée contre la pollution aux PFAS dans la vallée du Rhône, nous avons rappelé l’importance d’une science forte et indépendante pour agir, et d’outils juridiques comme les actions de groupe pour faire respecter le droit fondamental à la santé.
Ensemble, scientifiques, associations, citoyen·nes, politiques, nous pouvons démentir les oiseaux de mauvais augure, combattre l’internationale réactionnaire qui s’attaque à la science et à la démocratie, et faire avancer le droit de toutes et tous à la santé et à un environnement protecteur.
Quatre-vingt ans après les ordonnances instituant la sécurité sociale, quarante ans après la charte d’Ottawa pour la promotion de la santé et vingt-ans après la charte de l’environnement, il reste beaucoup à faire pour garantir à toutes et tous la santé, en particulier aux femmes. Mais nous montrons partout en France que, collectivement, dans et par nos villes, nous faisons avancer la santé environnementale et les droits des femmes. Au Sénat, je poursuis ces combats.

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